La Koenigsegg Gemera : Un défi d’ingénierie ambitieux

La Koenigsegg Gemera, premier modèle de la marque à offrir quatre places, représente un défi d’ingénierie majeur, tant sur le plan des performances que de l’aménagement spatial. Dans une vidéo partagée par le PDG Christian von Koenigsegg, les détails de sa chaîne cinématique sont expliqués en profondeur.

La Transmission Light Speed Tourbillon et son Ingéniosité

La Gemera est équipée d’une version de la Light Speed Transmission provenant de la Koenigsegg Jesko. Ce système de transmission à 9 vitesses élimine les synchros et le volant d’inertie, permettant des changements de rapport instantanés, même entre des vitesses numériquement non séquentielles, tout en maximisant la vitesse de montée en régime du moteur.

Koenigsegg Gemera

Développée avec les leçons tirées de la Jesko, la transmission, appelée Light Speed Tourbillon, a dû être repensée pour s’intégrer dans la carrosserie de la Gemera sans compromettre l’espace pour les passagers ni le coffre. Pour y parvenir, l’équipe de Koenigsegg a conçu une solution astucieuse, enveloppant la transmission autour du moteur.

Une Conception Innovante pour Un Futur Électrifié

Située entre deux « cassettes » – un terme utilisé par von Koenigsegg – cette transmission redirige la puissance aux roues via une série d’embrayages, permettant également le contrôle du couple et remplaçant ainsi la nécessité d’un différentiel. Ce système maintient la hauteur du vilebrequin en dessous des lignes centrales des roues, abaissant ainsi le centre de gravité du véhicule.

La Light Speed Tourbillon dispose toujours de neuf vitesses, à l’instar de la transmission de la Jesko. Toutefois, étant conçu pour être utilisé avec un groupe motopropulseur hybride, il ne comprend pas de marche arrière, une fonction assurée par le moteur électrique sur l’essieu avant, capable également d’entraîner les roues arrière en mode tout électrique.

Un arbre de transmission en carbone transmet la puissance du moteur à l’essieu avant, où elle est répartie entre chaque roue par une paire d’embrayeurs logés avec le moteur électrique avant et son inverseur dans un assemblage que Koenigsegg désigne sous le nom de Bulldog, en raison de la puissance qu’il fournit par rapport à sa taille.

Initialement prévu pour fonctionner avec un moteur turbo de 2,0 litres à trois cylindres, développant jusqu’à 1 700 chevaux grâce aux trois moteurs électriques, Koenigsegg a ultimement décidé d’opter pour un moteur V8 twin-turbo de 5,0 litres, offrant jusqu’à 2 300 chevaux, répondant ainsi à une demande accrue des clients avant le début de la production l’année dernière.